Concevoir une interface qui ne se voit pas
La meilleure interface est celle qu'on n'utilise jamais. Quand l'interaction principale devient la voix, l'écran change de rôle : il ne sert plus à naviguer, mais à rassurer.
Quand la voix devient l'interaction
Dans une app classique, l'écran est le produit : on y tape, on y clique, on y navigue. Avec la voix, tout bascule. L'écran ne sert plus qu'à une chose : montrer que l'assistant écoute, réfléchit, a compris. Le défi de design n'est plus « comment afficher plus », mais « comment afficher juste assez ».
L'orbe : 14 itérations pour un point d'équilibre
Au centre, une orbe. Elle a traversé 14 itérations. Trop d'animation, et elle distrait ; trop peu, et elle inquiète — l'assistant a-t-il planté ? Nous cherchions le point précis où le mouvement dit « je suis vivant, je t'écoute » sans jamais voler l'attention. Un gradient en maille, une pulsation lente, une descente vers le bas quand l'IA prend la parole. Chaque détail répond à une question : que ressent l'utilisateur à cet instant ?
Le reste n'apparaît qu'à la demande
Pas d'onglets, pas de listes permanentes. Quand une information doit être vue — une checklist, un résultat de recherche, une note — elle apparaît en overlay temporaire, puis s'efface. Rien ne reste à l'écran qui ne soit utile à l'instant présent. L'interface est une invitée, pas une locataire.
Réussir, c'est se faire oublier
Le succès d'un tel design est paradoxal : plus il est réussi, moins on le remarque. On ne se souvient pas de l'interface ; on se souvient d'avoir parlé, et que ça a marché. C'est exactement l'effet recherché.

